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Intervention immédiate dès l'arrestation

Spécialistes en trafic de stupéfiants à Marbella

Texte

Spécialistes en délits de trafic de stupéfiants

Chez RAKH ABOGADOS, nous assumons la défense technique dans les délits contre la santé publique avec un principe dont nous ne nous écartons jamais : l'affaire est suivie personnellement par l'avocat, docteur en droit pénal, depuis l'étude du procès-verbal jusqu'à l'audience de jugement. Il s'agit de l'un des domaines du droit pénal où l'intervention précoce est la plus décisive — dès l'instant même de l'arrestation ou de la perquisition — car la validité de la preuve se joue souvent dans les premières minutes de l'enquête policière, et c'est fréquemment de cela que dépend l'issue finale de la procédure.

Éléments constitutifs du délit et bien juridique protégé (art. 368 à 378 CP)

L'article 368 du Code pénal espagnol sanctionne quiconque exécute des actes de culture, de fabrication ou de trafic, ou favorise ou facilite d'une autre manière la consommation illégale de drogues toxiques, de stupéfiants ou de substances psychotropes, ainsi que celui qui les détient à ces fins. Le bien juridique protégé est la santé publique dans sa dimension collective, ce qui explique l'ampleur extraordinaire de l'infraction — construite comme un délit de danger abstrait et de simple activité — et la pénalité différenciée selon la substance en cause :

  • Substances causant un grave dommage à la santé : cocaïne, héroïne, drogues de synthèse et amphétamines, entre autres ; prison de trois à six ans et amende de un à trois fois la valeur de la drogue.
  • Substances ne causant pas de grave dommage à la santé : notamment le cannabis et ses dérivés ; prison de un à trois ans et amende de un à deux fois la valeur.

La détermination du groupe auquel appartient chaque substance n'est pas une question mineure : elle conditionne directement le cadre des peines applicable et, avec lui, l'ensemble de la stratégie procédurale de l'affaire.

Possession pour la consommation personnelle : la frontière avec l'atypicité

La jurisprudence exclut de la sanction pénale la possession de drogue destinée exclusivement à la consommation personnelle ou à la consommation partagée entre toxicomanes dans un lieu fermé, considérant que dans ce cas ne concourt pas l'élément de promotion, de favorisation ou de facilitation de la consommation d'autrui exigé par l'infraction. La défense technique dans ce domaine s'articule autour d'un ensemble d'indices que la pratique judiciaire ne cesse de consolider : la quantité de drogue saisie par rapport à la consommation quotidienne moyenne établie, l'existence ou non d'instruments de distribution — balances de précision, matériel de fractionnement, sachets de dosage —, la découverte d'écritures comptables ou de sommes d'argent fractionnées, et la qualité établie de consommateur habituel du mis en cause, question sur laquelle le rapport médico-légal ou toxicologique versé au dossier est décisif.

Le sous-type atténué de l'art. 368, second alinéa, CP

L'article 368 CP lui-même permet d'imposer la peine inférieure d'un degré en tenant compte de la faible gravité du fait et des circonstances personnelles de l'auteur. Il s'agit d'une faculté réglée, non discrétionnaire, qui exige la réunion conjointe d'un présupposé objectif — la faible gravité du fait, évaluée en fonction de la quantité et de la position du mis en cause dans la chaîne de distribution — et d'un présupposé subjectif relatif à ses circonstances personnelles, parmi lesquelles la jurisprudence prend particulièrement en compte la qualité de vendeur de drogue au détail ou « camello » (petit revendeur de rue) situé au dernier maillon de la distribution, sans antécédents pertinents et souffrant lui-même de problèmes d'addiction. Nous travaillons ce sous-type de manière systématique dans toute procédure portant sur des quantités réduites, car il constitue souvent la différence entre une peine de prison ferme et une peine susceptible d'être suspendue.

Sous-types aggravés : quantité notoire, organisation et navires (art. 369 et 369 bis CP)

L'article 369 CP impose la peine supérieure d'un degré lorsque concourt, entre autres, l'une des circonstances suivantes : l'introduction ou la diffusion de la substance dans des établissements scolaires, des établissements pénitentiaires ou des unités militaires ; l'utilisation de mineurs ou de personnes présentant des facultés mentales altérées ; l'utilisation d'un véhicule destiné au transport ; l'appartenance de l'auteur aux forces et corps de sécurité ; et, avec une pertinence pratique particulière, l'importance notoire de la quantité de substance objet du délit.

Le seuil de l'« importance notoire » n'est pas fixé par la loi, mais a été déterminé par l'Accord de l'assemblée plénière non juridictionnelle de la Deuxième Chambre du Tribunal Supremo du 19 octobre 2001, sur la base d'un rapport de l'Institut national de toxicologie, en prenant comme référence les cinq cents doses de consommation quotidienne de chaque substance concrète. Lorsque, en outre, la quantité dépasse notablement ce seuil, l'article 370 CP permet d'élever la peine d'un ou deux degrés supplémentaires, ce qui exige une analyse d'expertise rigoureuse du poids net et de la pureté de la substance saisie, véritable champ de bataille technique de la défense dans les procédures portant sur des quantités importantes.

L'article 369 bis CP porte la peine à une prison de neuf à douze ans lorsque les faits sont commis par des personnes intégrées dans une organisation criminelle, avec un reflet pénologique supplémentaire pour ceux qui dirigent l'organisation. Dans ces cas, la distinction entre l'organisation ou le groupe criminel de l'article 570 bis et ter CP et la simple coparticipation ou coauteurship entre plusieurs personnes sans structure ni permanence est centrale, souvent décisive pour la peine, question sur laquelle le Tribunal Supremo exige une motivation spécifique qui ne peut se déduire du simple nombre d'intervenants.

Agent infiltré et agent provocateur : la frontière de la licéité de l'enquête

Une partie substantielle de l'enquête en matière de narcotrafic s'articule par le biais de la figure de l'agent infiltré de l'article 282 bis LECrim (Code de procédure pénale espagnol), autorisé par le juge d'instruction ou par le Ministère public à s'infiltrer dans des organisations criminelles sous une identité d'emprunt. La jurisprudence distingue nettement cette figure, licite, de celle de l'agent provocateur, dont l'action entraîne la nullité de la procédure :

« ...il n'y a pas de délit provoqué... lorsque les agents de l'autorité soupçonnent ou connaissent l'existence d'une activité délictuelle et s'infiltrent parmi ceux qui la mènent, à la recherche d'informations ou de preuves. »

Tribunal Supremo, Sala de lo Penal, STS 104/2011, du 1er mars 2011

Le critère décisif, réitéré dans des décisions ultérieures de la Haute Cour, est la titularité de l'initiative criminelle : il n'y a pas de délit provoqué lorsque le mis en cause avait déjà pris la décision de commettre l'infraction indépendamment de l'intervention policière, et que l'action des agents se limite à faire apparaître une activité illicite préexistante. À l'inverse, lorsque c'est l'action policière elle-même qui fait naître chez le sujet le dessein délictuel jusqu'alors inexistant, la preuve obtenue devient nulle pour violation du droit à un procès offrant toutes les garanties. Notre défense soumet à un examen exhaustif la chronologie complète des contacts entre l'agent et le mis en cause, l'existence d'une autorisation judiciaire ou du parquet préalable à l'action décisive, et le contenu intégral des communications interceptées, l'absence de production de leur contenu complet — et non de simples résumés policiers — constituant, comme l'a récemment déclaré le Tribunal Supremo, une carence compromettant le droit de la défense.

Livraisons surveillées et coopération internationale

Dans les opérations de trafic international — transport maritime, aérien ou par « mules » humaines, y compris ce que l'on appelle le « body-packing » — l'enquête s'articule souvent par des livraisons surveillées coordonnées avec des agences étrangères, Europol et Eurojust, dans lesquelles la substance détectée dans le pays d'origine fait l'objet d'un suivi jusqu'à sa destination finale sous contrôle policier. La jurisprudence a déclaré licite cette technique lorsque la police espagnole se limite à enquêter sur des faits déjà en cours, sans participer à l'envoi ni en provoquer la commission. Notre expérience devant l'Audiencia Nacional dans des opérations de saisie en eaux internationales — avec abordage d'embarcations en vertu de la Convention de Vienne de 1988 et de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer — nous permet de vérifier avec précision la régularité de l'autorisation de l'État du pavillon, condition préalable dont l'absence compromet la licéité de toute l'action ultérieure.

Chaîne de conservation des preuves et licéité de la perquisition

Dans les délits contre la santé publique, la preuve à charge naît, dans l'immense majorité des cas, d'une perquisition, d'une fouille corporelle ou d'une interception de communications. Le contrôle de sa régularité constitue le premier front défensif : l'absence d'autorisation judiciaire motivée, le défaut de proportionnalité de l'ingérence ou la rupture de la chaîne de conservation entre la saisie, la pesée, le scellement et l'analyse d'expertise de la substance peuvent entraîner l'exclusion de la preuve et, avec elle, l'acquittement. La jurisprudence nuance toutefois que les irrégularités purement formelles qui ne compromettent ni l'identité ni l'intégrité de la substance analysée ne suffisent pas à elles seules à établir la rupture de la chaîne de conservation, ce qui exige de la défense une analyse technique détaillée du protocole suivi par chaque force intervenante.

La circonstance atténuante de toxicomanie (art. 21.2ª CP)

Lorsque le mis en cause est lui-même consommateur, la défense invoque la circonstance atténuante de grave addiction de l'article 21.2ª CP, dont les conditions ont été précisées par la jurisprudence avec une exigence croissante : il ne suffit pas d'établir une consommation habituelle, voire intense, de substances stupéfiantes ; il est indispensable qu'il soit établi une dépendance avec altération des facultés intellectives ou volitives du sujet au moment des faits, ou que la conduite délictuelle réponde fonctionnellement au besoin de financer l'addiction.

« ...la circonstance atténuante... est applicable lorsque le coupable agit en raison de sa grave addiction..., poussé ou contraint par elle à se procurer la substance dont il a impérativement besoin. »

Tribunal Supremo, Sala de lo Penal, STS du 20 février 2020

Établir cette circonstance exige une expertise rigoureuse — rapport médico-légal sur l'intensité et l'ancienneté de la dépendance — que chez RAKH ABOGADOS nous mettons en place dès le tout début de la procédure, une preuve tardive ou générique étant systématiquement rejetée par les tribunaux.

Collaboration avec la justice : la circonstance atténuante d'aveu et l'art. 376 CP

L'article 376 CP permet de réduire la peine d'un ou deux degrés à celui qui, étant responsable de ces délits, abandonne volontairement ses activités délictuelles et collabore activement avec les autorités pour empêcher la production du délit ou pour obtenir des preuves décisives contre d'autres responsables ou contre des organisations auxquelles il aurait appartenu. Cette disposition opère indépendamment de la circonstance atténuante générique d'aveu de l'article 21.4 CP, dont l'application exige que la reconnaissance des faits soit volontaire, précoce et utile pour l'établissement de la vérité, la jurisprudence n'admettant pas comme telle la reconnaissance tardive ou dépourvue d'apport réel une fois l'instruction achevée. Nous évaluons dans chaque cas, avec le client, l'opportunité stratégique d'une collaboration active par rapport à l'exercice plein du droit de la défense, décision qui lui appartient exclusivement une fois informé avec rigueur de ses conséquences.

Prescription du délit

La prescription est régie par l'article 131 CP en fonction de la peine maximale prévue pour l'infraction retenue : cinq ans pour le type de base concernant les substances ne causant pas de grave dommage à la santé, dix ans pour le type de base concernant les substances qui en causent et pour les sous-types aggravés de l'article 369 CP, et quinze ans pour les cas les plus graves de l'article 369 bis CP liés à une organisation criminelle. Le calcul du délai et l'éventuelle concurrence d'actes ayant un effet interruptif — chose habituelle dans les affaires d'instruction prolongée en raison de la complexité de la coopération internationale — constituent un point que nous examinons dans toute procédure d'une certaine ancienneté.

Notre stratégie de défense

  • Contrôle de la licéité de la preuve : nous vérifions la régularité de la perquisition, des interceptions téléphoniques de l'article 588 ter LECrim et de la chaîne de conservation de la substance, en recherchant la nullité de la preuve obtenue en violation des droits fondamentaux.
  • Délit provoqué : nous examinons en détail l'action des agents infiltrés et des collaborateurs de police pour déterminer si l'initiative délictuelle venait réellement du mis en cause ou était induite par l'enquête elle-même.
  • Contestation de la qualification d'importance notoire et d'organisation : nous soumettons à contradiction l'expertise sur la pureté et le poids net de la substance, et nous combattons la qualification d'organisation criminelle lorsque ne concourent ni la structure ni la permanence exigées par l'infraction.
  • Consommation personnelle et consommation partagée : nous établissons, le cas échéant, que la possession était destinée à la consommation personnelle, situation atypique entraînant l'acquittement.
  • Circonstances modificatives de la responsabilité : nous invoquons la circonstance atténuante de toxicomanie, le sous-type atténué de l'article 368.2 CP et, lorsque cela s'avère stratégiquement opportun, la collaboration active de l'article 376 CP.

Avez-vous été arrêté, êtes-vous mis en cause, ou avez-vous un proche poursuivi pour un délit contre la santé publique ? Les premières heures de l'enquête sont les plus décisives pour la validité de la preuve. Chez RAKH ABOGADOS, nous défendons votre liberté avec rigueur technique et l'engagement personnel de l'avocat, dans toute l'Espagne.

Ressources associées

Questions fréquentes, glossaire et comparatifs

Questions fréquentes

Est-il délictueux de détenir de la drogue uniquement pour sa consommation personnelle ?

Voir la réponse dans la Foire aux questions →

Glossaire

Cadena de custodia (chaîne de conservation des preuves)

Contrôle de la régularité d'une preuve matérielle depuis sa saisie (par exemple, drogue ou dispositifs informatiques) jusqu'à son analyse d'expertise, en passant par la pesée et le scellement. Sa rupture peut entraîner l'exclusion de la preuve, bien que des irrégularités purement formelles qui ne compromettent ni l'identité ni l'intégrité de ce qui a été saisi ne suffisent pas à elles seules à cet effet.

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Entregas vigiladas (livraisons surveillées)

Technique d'enquête en matière de narcotrafic, coordonnée avec des agences étrangères, Europol et Eurojust, licite lorsque la police espagnole se limite à enquêter sur des faits déjà en cours, sans participer à l'envoi de la substance ni en provoquer la commission.

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